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Napoléon ou La destinée JEAN-MARIE ROUART

Napoléon ou La destinée JEAN-MARIE ROUART

En ce bicentenaire du décès de Napoléon Bonaparte, je me suis régalé en lisant le livre de Jean-Marie Rouart qui m’a permis de revisiter par un prisme original la vie du jeune soldat, l’ascension du Consul, l’épopée de l‘Empereur, la déchéance programmé du despote , le retraite dorée à Sainte-Hélène façonnant les fonds baptismaux de sa gloire.

Sous notre ère, il aurait été un magnat de la communication !

« Après nous avoir subi le despotisme de sa personne, il nous fait subir le despotisme de sa mémoire. Vivant il a manqué le monde, mort il le possède » Chateaubriand

Napoleon Jean-Marie RouardRésumé

«Il y a un autre Napoléon. C’est celui qui m’a fasciné. Un homme souvent au bord du gouffre qui s’efforce de déchiffrer l’énigme de sa destinée. Frôlant sans cesse la catastrophe, il semble entraîné dans une course-poursuite où le rêve devient réalité, où l’invraisemblable devient vrai. Ses échecs me parlent plus que ses succès. Ils ponctuent sa vie. Il s’est construit en les surmontant. Sous la surface de la gloire, comme d’une mer souterraine, jaillissent çà et là des accès de désespoir, des crises de doute. Parfois il est si désemparé qu’il songe au suicide. À Fontainebleau, en 1814, il décide même d’en finir en avalant du poison.

Loin d’être seulement un esprit rationnel, il se sent le jouet de forces obscures. D’où son attirance pour les phénomènes surnaturels. Il croit aux signes, aux présages, aux prédictions, à tous les messages de l’invisible. C’est d’eux qu’il tire la certitude de son destin d’exception.

C’est cet autre Napoléon, méconnu, dissimulé derrière la fresque de la grande histoire, que j’ai voulu faire revivre ; et avec lui une époque presque irréelle à force de relever des défis impossibles et de s’abandonner au feu de toutes les passions.»

Jean-Marie Rouart

La Presse en parle

Le Figaro littéraire : En se recueillant sur la tombe de ­Rousseau, dans le parc d’Ermenonville, Napoléon eut ce mot: «Peut-être aurait-il mieux valu pour le bonheur des peuples que lui et moi n’eussions jamais existé.» Si Napoléon n’a peut-être pas fait le bonheur de son peuple (tout au moins en son temps), il a fait celui des écrivains. Combien de livres, d’essais, de conférences lui sont encore consacrés, deux siècles après son épopée? Dans ce torrent de publications, où chaque homme de lettres aime se ­glisser dans l’épopée impériale pour y recueillir peut-être un souffle de gloire, le Napoléon de l’académicien Jean­Marie Rouart fera date. Le Napoléon qui passionne l’académicien, ce n’est pas le fondateur du Code civil, du Conseil d’État, du corps préfectoral, etc. «Il y a un autre Napoléon, écrit-il. Un homme souvent au bord du gouffre qui s’efforce de déchiffrer l’énigme de sa destinée.» Depuis, de sa maison du Cap Corse, Rouart a médité sur le héros d’une île d’Elbe qu’il aperçoit par temps clair.

 

Et le résultat est à la hauteur de l’ambition. Il faut de l’audace pour oser traiter de Napoléon en moins de trois cent cinquante pages quand tant de savants en ont écrit des milliers sur le grand homme. Et pourtant, la magie opère. Ce Napoléon intime se lit avec autant de plaisir que d’intérêt, car, à travers le portrait d’un homme attiré par l’irrationnel, ravagé par de véritables doutes, sur l’amour, la chance ou le pouvoir, Rouart dessine aussi celui d’une nation qui s’est reconnue à merveille dans sa trajectoire.

 

Frisson de grandeur   On appréciera particulièrement la fin du livre, où l’auteur sait nous émouvoir en évoquant les derniers grognards qui, en 1840, attendent dans le froid le retour des cendres de l’Empereur, oubliant la vie infernale que ce dernier leur a imposée pour ne retenir que ce frisson de grandeur – et d’espoir – qu’il leur a offert. «Je les ai trouvés pauvres, je les ai laissés pauvres. Mais l’instinct de la nationalité les éclaire», avait déjà dit Napoléon à propos des Français. Comme le dit le général de Gaulle à Malraux, lors du dernier déjeuner qu’ils auront à La Boisserie en 1969, Napoléon «affirme à la France qu’elle vaut mieux que ce qu’elle croit (…). En 1940, il disait aux Français avec moi qu’ils n’étaient pas ce qu’ils semblaient être».

 

Comme il avait su le faire avec l’abbé de Bernis, Rouart réussit à percer le mystère d’un homme et d’une époque en allant au plus juste à travers le détail ou l’anecdote. Son récit est égayé de formules élégantes, souvent brillantes et justes, même si elles laissent parfois songeurs.

 

Les puristes s’irriteront peut-être du traitement de certaines questions ou de certains personnages complexes ; passe encore pour Sieyès, justement décrit comme un «personnage prétentieux et fourbe», ce qu’il était. Mais Benjamin Constant, que ses ennemis surnommaient, il est vrai, Benjamin l’Inconstant, méritait mieux que ce portrait d’une «nature femelle, ondoyante»,«un phénomène d’incohérence proche de la dislocation mentale». On pressent que l’information de Rouart vient du camp des spécialistes de l’Empereur. D’autres, comme Marcel Gauchet, qui a redécouvert Constant en publiant chez Gallimard ses œuvres principales, lui auraient évité d’écrire, toujours à propos de l’auteur d’Adolphe, qu’il était «naturel que sa complexion de mollusque s’attachât à un rocher». Pour faire mouche, le bon mot ne doit pas tomber à côté.

 Mais ces détails ne gâchent pas le plaisir d’une lecture vive et revigorante. Le Napoléon de Rouart n’est jamais ennuyeux, il ondoie entre la nostalgie de l’enfance, l’épopée militaire, la préparation du coup d’État, les déceptions d’alcôve et les grandes décisions diplomatiques, pour finir dans le tragique, «assassiné par l’oligarchie anglaise». Toujours l’auteur sait prendre un angle original pour se montrer à la hauteur de la complexité de la destinée impé­riale.

 L’express    Napoléon, un empereur infatigable vu par Jean-Marie Rouart « De la Corse à Sainte-Hélène, “l’homme de la destinée”: le portrait brossé par Jean-Marie Rouart a enflammé l’historien et grand spécialiste de l’Empereur, Jean Tulard. Il dit son enthousiasme. »

 

FranceInfo Culture   Jean-Marie Rouart croque un Napoléon fragile et sensible « L’académicien Jean-Marie Rouart publie un nouveau roman, un récit historique consacré à l’empereur Napoléon-Bonaparte, livré sous le titre “Napoléon ou la destinée” ».

 

Le Point  « Avec Napoléon ou la destinée, Rouart se mue en historien exigeant, mais n’oublie pas que, de Stefan Zweig à André Castelot, les meilleures pages ont été celles d’auteurs qui ajoutaient le corps, le sang et les larmes à

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