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Finances : Rétablir une saine gestion des finances départementales

Quand des élus ne tiennent pas leurs promesses électorales, c’est une faute politique et morale. Quand, en parallèle, ils augmentent de manière exponentielle les dépenses de la collectivité et la fiscalité, on peut légitimement se poser des questions.

13 ans de gestion socialiste… Ca suffit !

… Des augmentations d’impôts continues
Partout, y compris dans les départements gérés par des majorités PS ou PC, les élus pragmatiques, agissant en bon père de famille, aspirent à la stabilité fiscale. Au contraire, la majorité de gauche en Essonne continue seule à ponctionner ceux qui habitent, travaillent et entreprennent dans notre Département !
Entre 1998 et 2008, la majorité de gauche du Conseil Général n’a cessé de se féliciter de n’avoir « augmenté les impôts de seulement 17 % en 10 ans » et a exprimé sa volonté de « maintenir les taux de 2008 ».
Lors des élections cantonales de mars 2008, le chef de l’exécutif du Conseil Général de l’Essonne s’est engagé à ne plus augmenter les taux d’imposition des taxes d’habitation et foncière.
Une fois élue sur cette promesse, la majorité s’est empressée de faire l’inverse : + 5 % en 2008 alors que la situation économique de la France ne semblait pas encore en crise, que les droits de mutation croissaient régulièrement depuis plusieurs années assurant ainsi des ressources plus importantes au Département.
En 2008, 2009 et 2010, c’est à une triple augmentation d’impôts que nous avons assisté !
Au total, entre 1998 et 2010, la fiscalité départementale a ainsi augmenté de 36%.

… Une dette qui explose
En 12 ans de gestion socialiste, la charge de la dette a été multipliée par 4.
1998 : 201 millions d’euros → 2010 : 780 millions d’euros
L’Essonne est le 3ème département le plus endetté de France… Une médaille de bronze dont nous n’avons pas à être fiers !
Pour rembourser la dette en 2010, les Essonniens ont déboursé la modique somme de 87 millions d’euros soit presque quatre fois plus qu’en 2004.
A condition que l’équipe de la majorité de gauche cesse sa politique d’endettement, il leur faudra onze ans pour rembourser !

… Des coûts de fonctionnement qui ne cessent d’augmenter et asphyxient le budget départemental :

En 10 ans, entre 1998 et 2008, les dépenses du Département ont doublé, passant de 447 à 853 millions d’euros.

  • augmentation des frais de personnels
  • augmentation des frais de communication
    1.500 euros, c’est, par exemple, la somme que prend à Michel Berson un conseiller en communication parisien pour l’écriture de chacun de ses discours. Comme si aucun membre de son cabinet n’avait les compétences pour le faire… S’est-il si mal entouré ?…
    Mi-août 2009, les foyers essonniens ont reçu dans leur boîte aux lettres un document de quatre pages « Spécial Handicap » où la majorité départementale affirmait être consciente « des améliorations à apporter ». Un aveu de faiblesse qui a coûté très cher pour un résultat nul. Le Département aurait tout aussi bien pu consacrer cette somme au paiement de deux agents pendant six mois : 300 dossiers de plus auraient été traités et 300 Essonniens handicapés auraient reçu leurs droits !
    Depuis que la majorité de gauche est aux affaires dans ce Département, elle a procédé 5 fois au changement du logo de l’institution, dont 3 fois en 2007, 2008 et 2009. Ces 3 derniers changements ont coûté aux administrés la modique somme de 80.000 €. Et ce sans compter l’avalanche de dépenses qui en a découlé : en effet, dans une collectivité, les logos sont partout : papier à lettre, enveloppes, voitures, bâtiments, drapeaux… Au total, ces caprices à répétition ont coûté plusieurs centaines de milliers d’euros à la collectivité, donc aux Essonniens ! En temps de crise, est-ce bien utile et raisonnable ?
  • utilisation à des fins partisanes de la communication du Département (coût de la campagne anti-gouvernementale = 250 000 €)
  • engagements financiers importants dans des domaines qui ne relèvent pas de sa compétence, ou qui ne sont pas prioritaires :
    En matière universitaire : c’est la compétence de l’Etat qui devrait être reconnue et qui devrait prendre en charge la maison de l’université de l’Essonne
    En matière de coopération décentralisée :
    – création d’une délégation permanente de l’Essonne dans la province du Hubei,  dans la ville de Wuhan, province République Populaire de Chine. Coût : 100 000 €
    – voyage d’étude en Palestine pour communiquer sur la présence d’Essonniens dans la bande de Gaza… quel intérêt pour l’Essonne ?

… Des investissements qui ne sont pas à la hauteur des enjeux
Depuis plusieurs années, nous assistons à un gaspillage des finances départementales. Au lieu d’investir pour améliorer la vie quotidienne des habitants, la majorité socialiste préfère la gestion de façade et délaisse les Essonniens : manque de places en maison de retraite, pas de présence de l’Essonne sur les dossiers essentiels à l’avenir du Département comme la réflexion sur le Schéma directeur de la Région Ile-de-France, les transports, le soutien à l’économie et à l’emploi…

… La faute à l’Etat et à la décentralisation !
Pour expliquer son piètre bilan et justifier l’augmentation de ses dépenses, la gauche départementale n’a de cesse d’accuser l’Etat et de fustiger la décentralisation de certaines compétences.
En ces temps difficiles pour les Essonniens comme pour l’ensemble des Français, un tel cynisme frôle l’indécence. La majorité départementale doit cesser de se moquer d’eux.

Qui prend les décisions, dans ce Département ?
L’Etat a diminué son aide aux départements, c’est certain. Mais il l’a fait pour tous de la même manière, pas plus pour l’Essonne que pour les autres. Tous les départements de France sont concernés par cette décentralisation.
Pourquoi, dès lors, des départements comparables au nôtre dépensent-ils beaucoup moins et semblent-ils mieux s’en sortir ?
L’Essonne dépense 33 % (soit 200 millions d’euros) de plus que les Yvelines.
Le Conseil Général de l’Essonne dépense en fonctionnement 715 € par an et par habitant, tandis que celui du Val d’Oise n’en dépense que 608 € et celui des Yvelines 540 €.
De la même manière, les habitants du Val d’Oise (de gauche) et des Yvelines (de droite) paient 50% de moins d’impôts que les Essonniens !

2011 : un budget sacrifié à des fins électoralistes
Pour son budget 2011, le Conseil Général a sacrifié l’Essonne à des fins purement électoralistes.
Objectif : concocter un budget 2011 destiné non à construire l’avenir du Département, mais uniquement à réussir à ne pas augmenter les impôts l’année des élections cantonales. Or l’équipe de la majorité départementale de gauche n’a l’habitude de gérer qu’à coups d’augmentation de la fiscalité…
Sa stratégie : se constituer une cagnotte via l’endettement lui permettant de tenir en 2011, quitte à faire sombrer un peu plus l’Essonne.
Sa méthode : diminuer notablement les dépenses et augmenter la dette.
Drôle de stratégie anti-crise…
Pourquoi au contraire ne pas proposer un plan de relance départemental fondé sur l’investissement ?
Pourquoi ne pas cesser d’augmenter pour la première fois en six ans les dépenses de fonctionnement ? C’est-à-dire rechercher le meilleur rapport prestations/prix !
Et surtout pourquoi ne pas veiller à ne pas les augmenter plus vite que n’augmentent les recettes pour éviter de foncer tête baissée à la faillite ?

Ce que nous proposons :

  • Stopper la hausse des impôts qui pèsent lourdement sur les ménages essonniens.
  • Réduire les frais de fonctionnement en maîtrisant la dépense publique et en recentrant les dépenses du Département sur ses compétences propres.
  • Réduire l’endettement.
  • Favoriser l’investissement au profit de projets structurants (transports, économie, partenariat avec les communes…).
  • Recourir et concourir systématiquement aux appels à projets lancés par l’Etat et l’Europe pour bénéficier de subventions.

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