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La Vengeance des mères de Jim Fergus

La Vengeance des mères de Jim Fergus

Dans le but dLa Vengeance des meres 1e favoriser l’intégration, un chef cheyenne, Little Wolf, propose au président Grant d’échanger mille chevaux contre mille femmes blanches pour les marier à ses guerriers. Grant accepte et envoie dans les contrées reculées du Nebraska les premières femmes, pour la plupart « recrutées » de force dans les pénitenciers et les asiles du pays. En dépit de tous les traités, la tribu de Little Wolf ne tarde pas à être exterminée par l’armée américaine, et quelques femmes blanches seulement échappent à ce massacre.

Parmi elles, deux sœurs, Margaret et Susan Kelly, qui, traumatisées par la perte de leurs enfants et par le comportement sanguinaire de l’armée, refusent de rejoindre la « civilisation ». Après avoir trouvé refuge dans la tribu de Sitting Bull, elles vont prendre le parti du peuple indien et se lancer, avec quelques prisonnières des Sioux, dans une lutte désespérée pour leur survie.

L’EXPRESS : La Vengeance des mères: Jim Fergus au sommet de son art – Par Marianne Payot,
Avec la suite de Mille femmes blanches, formidable hymne aux Indiens et au sexe dit faible, Jim Fergus force le respect.
Il a résisté pendant seize ans. Mais il a finalement cédé à la requête de ses milliers de lecteurs, après s’être offert quelques récréations (Marie Blanche, Chrysis…) entre deux parties de chasse et de pêche avec son ami Jim Harrison. Jim Fergus a donc repris, à bride abattue, le récit de ses Mille femmes blanches là où il l’avait laissé: en 1876, lors d’un raid sanglant de l’armée américaine sur un village cheyenne.
L’heure n’est plus à l’intégration, mais à l’extermination, et le programme Femmes blanches pour les Indiens (FBI) est bel et bien révolu. Jim Fergus, lui, a gardé toute sa fraîcheur et sa science pour raconter la folle épopée de son groupe d’irréductibles au coeur de l’un des conflits les plus meurtriers de ces derniers siècles.

Un ton enjoué et grave

Deux narratrices se succèdent au cours de ce page-turner alternant scènes de la vie quotidienne et tableaux guerriers: Margaret Kelly, seule survivante du massacre de son village avec sa rousse jumelle, Susan; et Molly McGill, toute dernière recrue du programme, institutrice d’origine écossaise passée par la prison.
Et si les Kelly, ivres de colère et de chagrin, sont prêtes à tout pour venger la mort de leurs enfants, McGill et ses comparses ne sont pas moins déterminées, préférant l’aventure, même dangereuse, auprès des Cheyennes, aux retrouvailles avec leurs tortionnaires blancs. Réfugiées dans le camp de Crazy Horse, un chef lakota, les voilà parties retrouver Little Wolf et batailler contre l’armée américaine. Deux voix, mais une seule écriture, légère, énergique, à la fois enjouée et grave, et de sublimes portraits de femmes. On a bien fait de patienter.
 RTL CULTURE Bernard LEHUT   –   Il s’agit de la suite, 16 ans après, de son best-seller Mille femmes blanches. C’est en 2000 que les lecteurs français découvrent ce romancier américain et réservent un accueil triomphal à l’étonnante histoire que Jim Fergus leur raconte. En 1875, le président Grant, accepte l’incroyable échange proposé par le chef cheyenne, Little Wolf : mille chevaux contre mille femmes blanches pour sceller la paix entre les deux peuples. En dépit de cet accord, l’armée américaine ne tarde pas à massacrer la tribu cheyenne, seules quelques femmes blanches échappent au massacre.
 Dans La Vengeance des mères, elles sont rejointes par d’autres recrues du programme mille femmes blanches et quelques prisonnières des Indiens. Toutes horrifiées par le comportement sanguinaire de l’armée américaine, elles tournent définitivement le dos au monde dont elles viennent et se rangent aux côtés des Indiens, jusqu’à prendre les armes contre l’État fédéral lancé dans une guerre d’extermination.

 Inspiré d’une histoire vraie

Ces femmes guerrières ont existé, des blanches associées à des indiennes, comme celle dont le portrait est en couverture de La Vengeance des mères, appelée Pretty Nose (“joli nez”), la photo date de 1878. “Je ne savais rien d’elle, j’ai fait des recherches sur elle. (…) J’ai insisté pour que cette photo soit en couverture, parce que je vois dans son visage la force qui est en elle, et aussi, la tristesse”, dit le romancier à RTL. Il nous offre d’inoubliables héroïnes, les sœurs Kelly, Molly McGill, Lady Hall, Martha, Lulu la française.
 Comme dans le volume précédent, Mille Femmes Blanches, Jim Fergus livre un chant d’amour à la culture indienne et aux grands espaces. D’où vient cette passion chez lui, l’homme blanc, né à Chicago d’un père américain et d’une mère française ? “Mon père et moi faisions des balades en voiture, on faisait du camping et on voyageait partout dans l’Ouest (…) Je me souviens d’avoir été à l’époque choqué par l’état des Indiens, ce n’était pas du tout comme dans les films. Petit à petit, j’ai commencé à faire des recherches comme adulte, ça m’a toujours fasciné, aussi pour mon intérêt fondamental pour la nature.”

 Jim Fergus est un écrivain américain.

 Né d’une mère française et d’un père américain, il se passionne dès l’enfance pour la culture Cheyenne alors qu’il visite l’ouest du pays en voiture avec son père pendant l’été. Ses parents décèdent alors qu’il a 16 ans et il part vivre dans le Colorado où il poursuit ses études.
Il vivra ensuite en Floride où il est professeur de tennis avant de revenir dans le Colorado en 1980. Il s’installe dans la petite ville de Rand, qui compte treize habitants, pour se consacrer exclusivement à l’écriture.
Il publie en tant que journaliste de nombreux articles, essais ou interviews dans la presse magazine et collabore à des journaux.
Son premier livre, “Espaces sauvages” (“A Hunter’s Road”), mémoire de voyage et de sport, paraît en 1992.
Son premier roman, “Mille femmes blanches” (“One Thousand White Women”), l’histoire de femmes blanches livrées aux Indiens par le gouvernement américain pour partager leur vie, est publié aux États-Unis en 1998 et rencontre le succès.
Il a sillonné seul avec ses chiens le Middle West, pendant plusieurs mois, sur les pistes des Cheyennes, afin d’écrire ce livre.
En 2016, il publie “La vengeance des mères” (“The Vengeance of Mothers”), qui fait suite au premier ouvrage de l’auteur, “Mille femmes blanches”, paru dix-huit ans plus tôt. Avec “Les Amazones” (2019), Jim Fergus achève la trilogie.

site officiel : www.jimfergus.com   et ) www.babelio.com

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