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Mobilisons-nous pour le RER D !

Aujourd’hui, 8 décembre, le groupe majorité présidentielle du Conseil régional d’Ile-de-France organise une opération « RER C et D : il faut que ça bouge », pour protester contre le refus du syndicat des transports d’Ile-de-France de mettre en œuvre les mesures d’urgence qui s’imposent pour rénover les lignes C et D du RER.  Nous donnons rendez-vous à 9h devant le STIF (39 bis-41 rue de Châteaudun, Paris 9ème) à tous les élus et usagers qui souhaitent se joindre à ce mouvement.

En effet, depuis de nombreuses années, les RER C et D connaissent un niveau d’irrégularité élevé (jamais inférieur à 9% depuis 1995) entraînant des conditions de transports devenues insupportables pour les usagers : en 10 ans, le trafic a augmenté de 40% sur la ligne D sans que l’offre de transports ne suive (la ligne D compte aujourd’hui 550.000 voyageurs/jour et la C 490.000).

Pour répondre à cette situation, le STIF, la SNCF et RFF ont adopté 2 schémas directeurs : le 22 novembre 2006 pour le RER D (complété par un schéma de principe le 8 juillet 2009) et le 8 juillet 2009 pour le RER C.
Or les mesures préconisées par ces schémas visaient à améliorer la régularité des lignes en allongeant les temps de parcours. 

  • Côté RER D, le schéma prévoyait le renforcement de la desserte du Val-de-Marne pour 2014. En conséquence, les temps de parcours des trains directs et semi-directs entre Villeneuve-Saint-Georges et Paris étaient allongés de 3 à 5 minutes au détriment notamment des Essonniens.
  • Côté RER C, le schéma proposait de réduire le temps de parcours des usagers de Dourdan et d’Etampes (trains directs de Brétigny à Bibliothèque François Mitterrand en s’arrêtant à Juvisy), contre une augmentation des temps de parcours pour les gares de la vallée de l’Orge (environ 5 minutes).

Ces propositions ne satisfont pas les élus essonniens, y compris de gauche, qui ont manifesté leur désaccord lors d’une première manifestation devant le STIF le 9 décembre 2009.

A l’issue de cette manifestation, Jean-Paul Huchon a accepté un moratoire sur les nouveaux cadencements tout en maintenant le volet investissement prévu dans les 2 schémas.

Un an après, rien n’a bougé, la situation est au point mort.

Seule une première tranche d’avant-projets relatifs au RER D a été adoptée, lors du Conseil du STIF du 4 octobre 2010 (modifications de signalisation, aménagement du nœud de Corbeil-Essonnes et installation d’une sous-station électrique à Combs-la-Ville) mais ces mesures n’apporteront aucune amélioration à la situation vécue par les usagers.

Bien au contraire, la situation ne cesse de se dégrader. Depuis le début 2010, les relevés effectués par les usagers eux-mêmes révèlent une irrégularité de 24% sur le RER D (trains supprimés ou dont le retard est supérieur à 5 minutes). Depuis le début du mois de novembre, les usagers de la ligne D ont même dû subir de nombreux dysfonctionnements obligeant la SNCF à mettre en œuvre un plan de transport allégé les 22 et 23 novembre derniers.

Il devient absolument urgent de trouver une solution. Il est de plus certain que les mesures proposées par les schémas directeurs, en particulier sur la ligne D, ne répondent pas aux enjeux. La solution aux problèmes de la ligne D ne passe pas par une augmentation de la desserte du 94 au détriment du 91 mais par une amélioration de la capacité et de la fréquence des trains. Un tel objectif pourrait être obtenu avec la mise en place du dispositif Next (aide au pilotage) et/ou du doublement du tunnel Châtelet – Gare du Nord ainsi qu’avec l’achat de nouvelles rames (position défendue par le groupe de la majorité présidentielle lors des derniers conseils du STIF). 

L’immobilisme du STIF, dénoncé par Guillaume Pépy et Hubert du Mesnil lors de la dernière réunion du conseil d’administration du syndicat, justifie pleinement l’organisation d’une nouvelle opération, un an après celle menée par les élus essonniens. 

Il faut que les choses bougent. C’est pourquoi le groupe Majorité Présidentielle :

 1 – Dénonce l’immobilisme du STIF.

 2 – Demande une réunion de concertation avec l’ensemble des élus et associations d’usagers concernées par les lignes de RER C et D, afin que soient envisagées au plus vite les solutions permettant de régler vraiment les difficultés rencontrées chaque jour par les usagers.

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