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Amélie Nothomb – La Nostalgie Heureuse.

Amelie Nothomb La Nostalgie HeureuseAmélie Nothomb – La Nostalgie Heureuse.

Dans le cadre du tournage d’un reportage pour une série télévisée, Nothomb retourne au Japon. Elle décrit dans ce roman autobiographique son amour pour le Japon, terre de son enfance, revisite des lieux et se confronte à ses souvenirs dans une sorte de passé recomposé.

RESUME

Je plonge dans la foule. Tout ce qui la traverse me traverse. (…) Je voudrais que cela ne s’arrête pas. Je suis une aspirine effervescente qui se dissout dans Tokyo. A. N.

Cela faisait seize ans qu’Amélie Nothomb n’était pas retournée au Japon, son pays natal qu’elle n’a cessé d’imaginer, de réinventer. Sous sa plume et dans son cœur, il était devenu fiction. Mais dans ce récit autobiographique, tout se veut réel. L’auteur de Stupeur et tremblements retrouve des lieux, des êtres qui ont compté (Nishio-san, sa nounou adorée, Rinri, l’amoureux éconduit de ses 20 ans), nous raconte ses émotions, ses impressions. Elle évoque aussi ses rapports avec la langue apprise dans son enfance, puis oubliée. Et laisse, sans crainte ni regrets, remonter les souvenirs…

 

Extrais et citations

« Tout ce que l’on aime devient une fiction. La première des miennes fut le Japon. A l’âge de cinq ans, quand on m’en arracha, je commençai à me le raconter. Très vite, les lacunes de mon récit me gênèrent. Que je pouvais-je dire du pays que j’avais cru connaître et qui, au fil des années s’éloignait de mon corps et de ma tête. »

« Plus un chagrin est banal, plus il est sérieux. Tout le monde connait cette expérience cruelle : découvrir que les lieux sacrés de la haute enfance ont été profanés, qu’ils n’ont pas été jugés dignes d’être préservés et que c’est normal, voilà. »

« C’est encore plus grave : moi non plus, je ne suis pas une hypothèse crédible. J’ai tant de preuve de mon inexistence – et elles sont si écrasantes que je ne les exposerai pas : tout le monde serait convaincu. ».

« Je côtoie ces géants (l’Everest) avec d’autant plus d’extase qu’ils m’ignorent. Ils répondent à mon amour par l’indifférence bienveillante des chefs-d’œuvre. C’est aussi divin que de lire un très grand livre : je peux sangloter d’exaltation, le texte s’ne fiche ; Que j’aime cette solitude de l’émerveillement ! Qu’il est bon de n’avoir de comptes à rendre à personne face à l’infini ! »

La Presse en parle :

Depuis 21 ans, l’oeuvre d’Amélie Nothomb se décline en deux «espèces» : les romans avec personnages «fictifs» et les romans avec un personnage nommé Amélie Nothomb. La nostalgie heureuse, 22e ouvrage de l’écrivaine belge née au Japon en 1967, relève de la deuxième catégorie. Et boucle plusieurs boucles, avec brio et émotion, le temps d’un retour au pays du Soleil levant et de l’enfance fervente … Marie-Christine Blais – La Presse

L’avis de Claudine Courtais de la Librairie Coiffard, Nantes

Comment renouer avec la réalité d’un lieu, avec des personnes que l’on a connues des années auparavant et que l’on a fait vivre jusqu’alors simplement par le biais des souvenirs ? Peut-être en écrivant le roman de ces retrouvailles…

 

 

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