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Quelle fusion pour les Agglomérations ?

Quelle fusion pour les Agglomérations ?

Le Préfet de Région vient de dévoiler son projet de schéma des fusions des agglomérations qui sera présenté aux élus de la CRCI (commission régionle de coopération intercommunale).

Pour notre secteur, le Préfet prévoit une mégapole fusionnant les communautés d’ (agglomération du val d’orge (CAVO), la communauté de communes de l’Arpajonnais  (CCA), l’agglo d’Evry (CAECE), l’agglo de Corbeil (CASE), l’agglo de SAN Sénart en Essonne, SAN Sénart ville nouvelle, et la ville de Grigny après scission avec la ville de Viry Chatillon.  Un territoire de plus de 530 000 habitants d’Arpajon à  l’ouest à Melun-Sénart à l’est ; Grigny au nord Corbeil au sud, ou encore une association d’agglomération à l’ouest et à l’est de la seine de l’axe Evry-Corbeil.

Bien que certains s’enthousiasment déjà de gouverner ce territoire immense, à raison certainement, enorgueillis par le challenge, l’esquisse du projet du préfet de région marie de force des collectivités qui ne se connaissent pas, des élus qui n’ont jamais travaillés ensemble et surtout des populations qui se côtoient à peine et qui ne participent au même bassin de vie.

Quelle cohérence territoriale ?

De projet de territoire, quel est le dénominateur commun des besoins de vie de nos concitoyens ? Quelle stratégie commune peut-on apporter ? L’exécutif et la nouvelle collectivité seront-ils aussi proches des habitants ? Pour quel meilleur service ? Quelle est la valeur-ajoutée pour les communes membres ?

Et quelles seront les compétences requises, sachant que les textes prévoient que les fussions d’agglomérations imposent le plus grand dénominateur commun en terme de compétences que les communes devront transférer obligatoirement.

D’autres questions se profilent l’horizon : en premier lieu d’ordre budgétaire sur les financements de l’Etat, des fonciers disponibles ou des aménagements de l’OIN  en cours (Opération  d’Intérêt National) ou de sa sortie, aménagement de la base 227 de Brétigny, clés pour un développement économique efficace et harmonieux et la liste n’est exhaustive…

Rapprocher les deux villes nouvelles (avec ou sans Melun-ville) pour masquer les erreurs urbaines du passé et ses échecs administratifs est une solution à cours terme pour un mariage forcé aléatoire. Dans quel but ?

Le bassin de vie naturel se situe sur des rayons naturels des axes sud-francilien N20, N7 et vallée de la seine et certainement pas sur la méridienne Est-ouest.  

La ligne directrice devrait être : cohérence territoriale, ambition commune, projet de territoire, développement économique et bassin d’emplois, fonciers disponibles, sauvegarde de la proximité des habitants, transferts de compétences,  service publique …..

Alors pourquoi ne pas avoir proposé des associations qui existent déjà à travers des syndicats ou des associations d’études et de projets, fusions d’agglomérations cohérentes, méga-agglo voire communauté urbaine édifiées sur des fonds baptismaux d’ECPI, d’ententes cordiales entres collectivités  ou de syndicats existants nés de la volonté d’élus de partager un même objectif, de mêmes compétences ou d’unir la qualité de leur savoir-faire.

Le représentant de l’Etat aurait pu de s’appuyer sur un des modèles existants qui enrichissent  notre département sur des volontés partagées dans le domaine de l’eau ou de l’assainissement, des transports urbains, de l’urbanisme ou des déchets.

Alors pourquoi ne pas rechercher des solutions incontestables, inopposables, harmonieuses, recueillant l’adhésion des édiles déjà née de ces unions ?

De ce constat, nous pourrions enrichir le débat, aussi il aurait pu être proposer la fusion d’agglomérations issues de rapprochement naturel sur des compétences propres sans arrière-pensées partisane ni politicienne dont le bon sens a prévalu dans ces unions :

A minima une agglomération issu du territoire du SIMTEC, Syndicat Mixte de Transport Essonne Centre, créé en novembre 2003, regroupant 3 Communautés d’agglomération, réunies afin de garantir la cohérence des déplacements à l’échelle d’un territoire de 13 communes soit  250 000 habitants.

 

Une agglomération issue du territoire du CESO  qui compte sept intercommunalités (Val d’Orge, Évry Centre Essonne, Seine Essonne, Portes de l’Essonne, Lacs de l’Essonne, Arpajonnais, Val d’Essonne), 542 000 habitants..

 

 

 

Ou encore, dans un esprit fort provocateur, même si l’idée ne serait si saugrenu, une Communauté Urbaine issue du territoire du SIREDOM, voire de son périmètre regroupant les agglomérations du nord et du centre (CALPE, CALE, CASVS, CAVO, CAECE, CCVE, soit 120 communes, entre 500 000 et 740 000 habitants, Territoire essonnien, axe nord-sud, dont l’ancienneté est de plus de 20 ans.

 

De toutes ces hypothèses de travail, quelque soit le territoire retenu,  espérons que les intérêts de notre ville et nos habitants seront préservés.

 Arnaud BARROUX

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